Pour sensibiliser le grand public, il ne faut pas forcément faire pleurer !

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C’est pour sensibiliser le public canadien que l’association Cancer Testiculaire Canada a décidé d’oser proposer une campagne de communication différente. Et si pour sensibiliser il n’était pas nécessaire de faire pleurer ?

Une campagne de communication osée visant le grand public

Saviez-vous que le cancer des testicules est l’un des types de cancer les plus présents chez les hommes, âgés entre 15 et 35 ans ? Non. Eh bien c’est normal, car cette maladie souffre d’une visibilité très faible aux yeux du grand public.

C’est partant de ce constat qu’une association a décidé d’agir : Cancer Testiculaire Canada.

Et comment toucher et sensibiliser les jeunes, là où le sujet n’est pas particulièrement « attractif » !? Pire encore, comment peut-on se distinguer lorsque la communication « sensibilisatrice » se veut trop souvent moralisatrice et larmoyante ?

L’association Cancer Testiculaire Canada a choisi de prendre un chemin différent, sinueux et risqué. Elle a osé se mettre en danger et sortir de sa zone de confort pour proposer une campagne de communication surprenante. C’est ainsi que l’on retrouve 3 hommes formant un boys band qui propose une chanson unique : « Les hommes qui murmuraient aux oreilles des couilles ».

Ces « Hommes garçons », mettent en lumière un univers très « couillu », teinté d’humour et d’énergie ! A travers les codes de l’electro-pop moderne, et la glorification des groupes musicaux, ce boys band cherche à décomplexer ce sujet qui semble de suite moins sérieux et plus fun. Ce véritable tube musical cherche à faire passer le message sans jamais se montrer directif ni trop moralisateur.

La campagnes de communication accompagnée par les Hommes garçons

Oser pour faire passer le bon message

Le plus intéressant de cette campagne, c’est la volonté de l’annonceur de changer, sans respecter les codes habituels de la sensibilisation. On arrive ainsi dans un univers totalement décalé, avec une chanson qui entre en tête sans jamais en sortir par la suite ! Les comédiens sont excellents, très expressifs. Les différentes références aux « couilles » et au dépistage sont clairs. Que demander de plus !

Toute l’intelligence de ce spot c’est de ne pas formaliser la communication sur un sujet sérieux et peu attrayant. Les hommes ont besoin de connaître cette maladie et les problématiques qu’elle entraîne. De même qu’eux ainsi que leurs proches doivent savoir qu’il est possible de détecter soi même certains signes grâce à l’autopalpation.

« Étant donné que c’est un cancer qui touche principalement les jeunes, on s’est dit que le meilleur moyen de les rejoindre serait avec une petite touche humoristique. »

– Charles Méthot, confondateur de Cancer Testiculaire Canada.

Alors, il est évident que ce type de campagne est très tranchée : elle peut aussi bien plaire qu’être détestée, mais ne laissera que très peu de personnes indifférentes. Moi-même, dès les premières secondes, je me suis retrouvé un peu perdu face au clip presque potache. Mais, après avoir vu, revu, tout en contextualisant la situation, je trouve ça très bon ! Très bon car l’idée, l’exécution et l’audace sont au rendez-vous.

Ayant atteint pratiquement 180.000 vues et de nombreuses retombées presse depuis la fin du mois d’avril, la vidéo originale a véritablement cartonnée ! Plus qu’un simple « buzz » comme beaucoup aiment à employer la notion, ce type de vidéo nous rappelle qu’il en faut peu pour innover dans des univers ou secteurs rarement enclins à le faire. La volonté des acteurs, annonceurs et agences, peut offrir de jolis résultats, même sur un sujet aussi sérieux que la sensibilisation au dépistage du cancer des testicules.

Dans cette optique de sortir du cadre, qu’aviez-vous pensé de la campagne d’Esurance à l’occasion du SuperBowl ?

Les hommes qui murmuraient à

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