La websérie c’est bien, mais quand ça déboîte vraiment !

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Quand La Conserve cherche à se mettre en valeur, elle mise sur le brand content.

La conserve, objet culte tombé dans l’oubli du quotidien

Cet objet, fascination il y a des décennies, est tombé dans l’oubli aujourd’hui tant il est devenu commun. Devenir commun pour un produit c’est bien, mais pas jusqu’à ce qu’il soit complètement oublié !

C’est à travers toute une stratégie de brand content, que l’Uppia (Union interprofessionnelle pour la promotion des industries de la conserve appertisée), a choisi de faire confiance à Change, avec en point d’orgue une websérie. Une websérie qui peut vite devenir décevante lorsqu’elle n’est pas assez poussée.

Dès le 14 octobre, cette websérie a été relayée via Facebook : puis chaque mois, un nouvel épisode mettra en avant les différentes qualités de la conserve sous des aspects surprenants, comme le recyclage à l’infini de la boite de conserve par exemple (thème de ce premier épisode).

Une websérie, encore une websérie ?

En fait, le concept de la bonne blague, c’est quand elle est courte et pas trop éculée. Pour un concept, c’est la même chose !

La websérie, on a l’impression que c’est THE concept publicitaire digital novateur, depuis 20 ans ! J’exagère à peine, tant on a mangé de la websérie par les marques, qui ont vu ce genre valorisé par le carton des youtubeurs.

La problématique, c’est que si ça plait sur un youtubeur (« censé » être objectif, innocent et sans intérêts de vente derrière), associé à une marque, la logique mercantile reprend rapidement le dessus et rend la websérie moins intéressante.

Le contrat est clair me direz-vous, c’est vrai. La marque cherche à divertir son public afin d’occuper l’espace et rester au contact. Mais est-ce vraiment ce qu’attend le public ? Du moins, est-ce ce qu’attend le public de « La Conserve » avec cette réalisation ?

Le Brand Content de La Conserve

Dans le forme, la websérie est efficace et bien réalisée

Ce serait être de mauvaise foi que de ne pas reconnaître la patte publicitaire de Change, et la réalisation bien léchée. On se croirait dans un vrai film avec une qualité remarquable dans la mise en place et le décor.

Le travail des plans, des enchaînements, nous retrouvons un vrai dynamisme (malgré un rythme volontairement lent). C’est net, c’est précis, ça en est même presque classe par moment, à travers ce travail qui magnifie un fond… quasi-désertique.

Dans le fond, une pauvreté à moitié assumée

Réinventer un concept, innover dans la websérie par un travail différent sur la forme et/ou le fond pourquoi pas. Mais ici, on colle inévitablement au classique de websérie pas franchement très relevée.

Efficace pour certains, Inintéressante pour d’autres, dans tous les cas, chercher à faire une websérie sur la conserve, c’était un pari osé !

Ce n’est pas un produit particulièrement sexy, drôle ou préoccupant. C’est pourquoi Change et l’Uppia ont choisi de collaborer avec Nicole Ferroni pour apporter son énergie et son humour afin de rameuter du monde à la découverte des infos sur la conserve.

Franchement, le résultat est décevant. Lourd, voire potache, les blagues sont déjà vues, les textes ne sont pas exceptionnels, et Nicole Ferroni nous joue la chargé de com’ pleine d’entrain face à un community manager caricatural.

Bref ce n’est pas le plus prenant de la websérie, c’est dommage, c’en est quand même le plus important.

Mais n’est-ce pas là un peu trop de facilités que de critiquer un travail de websérie sur la conserve ?

C’est la grande question qui m’a guidé depuis le début de l’article. Lorsque j’ai découvert le premier épisode, j’ai tout de suite détesté. Comme un rejet immédiat outre le travail de forme, je n’ai pas du tout apprécié le fond proposé.

Passé ce jugement totalement subjectif, et au fur et à mesure des visionnages, il apparaît du travail, de la recherche et l’envie de sortir du lot pour une conserve qui souhaite déboîter.

C’est justement le principal reproche que l’on peut faire à cette websérie : ne pas déboîter assez ! Et c’est de là que vient mon premier regard subjectif très négatif.

Là où avec Nicole Ferroni on s’attendait à quelque de plus puissant et poussé, on reste un petit peu à terre dans un registre qui fonctionne, mais qui fait un peu pschitt !

Je pense que cette websérie plaira aux aficionados de la conserve (il doit bien y en avoir) et de Nicole Ferroni, moins aux autres. Toujours est-il qu’à travers ce travail de websérie pas forcément détonnant à mon sens, la stratégie de brand content réalisée par l’Uppia est une excellente initiative ! Je vous invite d’ailleurs à découvrir le site web La Conserve, rempli d’actus, de recettes ou d’infos étonnantes !

Par ailleurs, avez-vous eu l’occasion de voir mon dernier billet sur GoPro et l’art de magnifier ses produits ?

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